N. Coury ----- F. Winckler

      
                           





                                                         
     
   

une Opposition constructive

Ce blog - nouvelle formule -vous rendra d'abord compte de nos activités et de nos votes en Conseil Municipal ; ainsi qu'au sein de la Communauté de Communes, Jean-Pierre Charbonnier étant vice-président chargé de la mise en place de la culture.

Ce blog aura aussi pour but de pouvoir faire intervenir les habitants du sud du département, la ville de St Amand étant obligatoirement liée aux aspects économiques et sociaux, aux difficultés rencontrées, aux perpectives d'avenir du Boischaut.

Nous attendons certes vos commentaires sur nos interventions ;  mais aussi vos points de vue, vos remarques, vos critiques sur votre quartier, votre ville ou votre village.

Transmettez les coordonnées de ce blog à votre entourage afin d'élargir nos réflexions. Nous vous en remercions.

Jean-Pierre Charbonnier            Nicole Coury          Françoise Winckler

 

 

Dernier conseil avant les vacances, pas de sujets très importants, de nombreuses absences.

 

 

Question n° 4 : modification du règlement intérieur du camping municipal. Cette question était à l’ordre du  dernier CM. et repoussée, à la demande de Françoise Winckler à la réunion suivante.   « toute personne mineure devra obligatoirement être accompagnée par une personne majeure lors de la durée de son séjour »

 

Adoptée à l’unanimité.

 

Question n° 7 : Versement d’une gratification aux stagiaires accueillis à la ville.

Durée du stage : 2 mois minimum, montant : 12,5 % du plafond SS

 

Adoptée à l’unanimité.

 

Question n° 11 : Révision du régime indemnitaire des agents municipaux.

 

Une part fixe de 225 € au prorata du temps de travail et de présence de l’agent

Une part variable en fonction de l’évaluation de l’agent. Ce dernier point est selon nous critiquable, ouvre la porte à des abus éventuels (côte d’amour)

Adopté, les 3 élus de gauche s’abstiennent sur cette question.

 

Question n°15 : Syndicat mixte du canal du Berry.

 

Il est demandé d’émettre un avis défavorable à la modification proposée des statuts.

Les explications fournies nous ont paru peu claires.

 

Adopté moins 9 voix (opposition de gauche et centriste)

 

Question n°16 : Prise de participation de la SEM TERRITORIA dans une société commerciale.

La SEM TERRITORIA envisage de procéder à la constitution d’une société commerciale destinée à la gestion, l’animation, la promotion d’équipements  touristiques, sportifs ou culturels, d’entrer dans le capital de cette société pour un montant de 40 000€.

 

La ville détient un poste d’administrateur de la SEM.

 

La question est d’approuver la prise de participation et d’autoriser le maire ou son représentant au Conseil d’administration à voter en faveur de ce projet.

 

Adopté à l’unanimité

 

Question n°18 : Contentieux Ville de St-Amand /Mr Lefeuvre, Mme Pereira-Simoes.

 

Objet du litige : une parcelle de terrain de 4130 M2 sise entre la rue Benjamin Constant et la rue Ernest Tortat.

Dans l’intention d’y faire construire des logements pour les militaires de la gendarmerie la Ville entreprend en 2000 une négociation d’achat. Pas d’accord, engagement d’une procédure d’expropriation pour 318 000€. Contestation de ce montant par les expropriés.

La Cour d’appel fixe une indemnité de 498 376€.

 

La Ville signifie sa volonté de se retirer de l’opération. Après le délai légal de 2 mois où M. Lefeuvre et Mme Péreira restent silencieux, la procédure d’expropriation est maintenue et la ville est condamnée par la Cour d’appel de Bourges à indemniser les expropriés à hauteur de 561 868€.

 

La Ville a décidé un pourvoi en cassation, mais dans l’attente d’un nouveau jugement, est dans l’obligation de payer.

 

Les crédits nécessaires à l’exécution de ce jugement seront aménagés dans la décision modificative n°1 présentée à ce conseil municipal.

 

NOTRE ANALYSE : Nous nous trouvons une nouvelle fois confrontés à la gestion contestable des dossiers par la municipalité précédente. Aux contribuables d’en assumer les conséquences !

 

Nos 3 abstentions viennent s’ajouter à celles de l’opposition centriste. La majorité donne son accord, prend acte du dossier, autorise M. le Maire à effectuer les démarches en lien avec cette décision judiciaire.

 

Question n°20.

 

Rapport annuel d’activité de la société EUROGEM pour la Cité de L’Or et de la société SOMAREP pour les foires et marchés.

 

Il serait fastidieux  de réécrire sur le déficit de la Cité de L’or (pas loin de 400 000€ pour 2008) tant le sujet a déjà fait débat et encore débat.

 

Curieusement l’opposition centriste s’approprie la paternité de notre proposition de début de mandat de créer un groupe de réflexion sur l’avenir de la Cité de l’Or, également, curieusement, saluée par le « Berry républicain » pour son côté innovant.

 

Pas de vote sur cette question.

 

 

Nous n’avons retenu, pour cette communication, que les points qui nous ont paru importants ou ont fait débat.

Pour plus de détails sur les points abordés dans ce Conseil, vous pourrez vous reporter au compte rendu officiel qui sera publié dans les prochains jours.

 

 

Monsieur le Président du Conseil régional

Monsieur le Président du Conseil général

Monsieur le Président de la Communauté de Communes Cœur de France

Mesdames, Messieurs les Elus

Mesdames, Messieurs, membres du personnel de l’Administration territoriale

Mesdames, Messieurs

 

Ce chaud 03 juillet 2009, un jour historique ? il le sera pour celles et ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce Contrat culturel de territoire comme la consécration d’un long travail de mise au point qui dote la Communauté de Communes Cœur de France d’un nouvel outil au service d’une compétence qu’il nous appartiendra de finir de conquérir par la force de nos convictions et de notre travail.

 

Nous savons que ce travail ne sera pas simple, qu’ il nous faudra convaincre, faire changer les habitudes, remplacer des modes de fonctionnement, oublier notre égo pour apprendre à jouer collectif, passer outre les petits calculs de rivalité personnelle ou politique, écouter ce que nous disent nos concitoyens.

 

Comme nous ne sommes que des humains, il nous arrivera d’oublier les bons principes que je viens d’énoncer, nous connaîtrons inévitablement des moments exaltants mais aussi des difficultés, des découragements, des passages à vide. L’essentiel sera de conserver le cap qui doit rester et demeurer la mise en place pérenne de la compétence culturelle de notre communauté de communes.

 

Pour faire vivre cette compétence, il nous faudra, bien évidemment, un budget. Pour 2009, nous pensons qu’il est raisonnable et souhaitable pour le budget communautaire de s’en tenir au financement de l’étude qui a été conduite par le cabinet COADEC. Monsieur Imbert et Monsieur Viaux nous ont donné, hier, en présence des membres de la commission culture, les conclusions, non définitives, de la première phase de leur travail.

 

Dès la 2ème quinzaine de septembre, nous aurons une idée de l’orientation qui pourra être donnée à notre futur projet soutenu par les Conseils régionaux et généraux, à hauteur du plafond de 60% de nos dépenses culturelles limitées à 50 000€. Elles s’inscriront dans le cadre des recommandations de l’étude. Pour affiner notre réflexion, une réunion publique sera organisée le 17 septembre. Elle rassemblera les acteurs culturels, les représentants des associations, les personnes qui ont apporté leur concours à établir l’état des lieux.

Un travail par thèmes et par ateliers suivi, en fin de journée d’une synthèse, permettra le 18 septembre de mieux définir les pistes du développement culturel de la CDC.

 

A nous alors de  construire enfin cette action en direction de ceux qui, jusqu’ici, ont été souvent les oubliés des différents programmes culturels, je veux parler des plus ruraux de nos concitoyens. Ces oubliés là sont pourtant, souvent les porteurs d’une forte tradition identitaire. Cette tradition, longtemps réprimée par l’école de la République a  été enfouie dans les mémoires et recouverte par les sédiments du consumérisme et de l’abêtissement télévisuel.

 

Nous agirons pour que cette culture s’exprime, qu’elle trouve la place qui est la sienne au sein des autres cultures et traditions humaines, même si celles-ci peuvent nous paraître bien éloignées ou très exotiques. Nous agirons pour conserver et développer nos liens identitaires, mais aussi, pour que parallèlement, nous puissions nous ouvrir, fraternellement, au travers de leurs cultures, aux  autres collectivités humaines.

 

Par le développement et la réappropriation de notre patrimoine culturel commun, nous détenons un puissant levier pour que chacun  des hommes et les femmes de notre communauté perçoive l’universalité de l’aspiration à la beauté, ait le désir de s’enrichir et se nourrir de la pensée, de l’imagination, de l’émotion artistique de l’autre afin de  construire sa propre curiosité esthétique,  son propre jugement, son sens de la solidarité.

 

Outre l’épanouissement de la personne et la prise de conscience de la citoyenneté, il n’est pas inutile de rappeler que le développement culturel est toujours générateur de développement économique.

 

C’est dans cet esprit que nous avons la volonté  d’inscrire notre action au service de la culture à la Communauté de Communes Cœur de France.

 

 

 Pour terminer sur une note personnelle, permettez moi de ne jamais cesser de m’étonner du fabuleux concours de circonstances, qui fait de l’humain, du jour de sa naissance à celui de sa mort, une perpétuelle construction en un individu unique et original. Chacun retire du bain culturel dans lequel il vit les éléments qui participent à cette construction. Au début de la vie, ce bain était offert par les familles, il a malheureusement, souvent, été complété par les vecteurs de la culture de masse que sont les moyens modernes audiovisuels de diffusion. Même si grâce à ces formidables moyens, nos jeunes absorbent sans toujours l’assimiler, une connaissance de plus en plus large, force est de reconnaître que c’est au prix relatif de l’originalité de leur jugement et de leur épanouissement personnel.

 

 

 

Il est difficile de terminer, même une courte communication sur le sujet de la culture, sans faire une citation littéraire. C’est pourtant ce que je vais faire, car j’ai prêté mon dictionnaire à un ami, qui lui, contrairement à moi, écrit des discours politiques.

 

Merci .

 

 Jean-Pierre Charbonnier

Les grands gagnants de l’élection des députés à l’assemblée européenne sont surtout et avant tout les abstentionnistes. Ceux qui pavoisent et se réjouissent de leurs résultats sont à mettre, quoiqu’ils en pensent, dans le camp des perdants.

 

Au PS, on parle de séisme. Il est vrai que parmi tous les perdants, on a un peu plus perdu que les autres.

 

C’est le prix payé de l’exhibition de nos querelles et divisions, de n’être rassemblés que contre Sarkozy, de n’avoir pas un vrai projet de société.

 

On entend ici ou là, le PS n’est pas assez à gauche, le PS est trop à gauche. J’attends qu’on m’explique ce que pourrait vouloir dire, être plus ou moins à gauche. Si, comme Mélenchon, être plus à gauche : c’est en rajouter dans la démagogie, ça n’est pas très difficile. Les grands et fragiles équilibres économiques ramènent et ont toujours ramené  les socialistes  aux réalités du pouvoir, si décevantes pour un électorat qui continuait  de croire, mais ne croit plus beaucoup aux lendemains qui chantent.

 

C’est cette ambivalence qui nous conduit à ne pas être toujours bien compris. Ceux qui veulent changer le monde nous trouvent pas assez à gauche, les privilégiés ou ceux qui pensent l’être, bien installés dans l’ordre social établi et sa fausse légitimité nous trouvent trop radicaux

 

Nos électeurs désabusés nous disent : gauche, droite, c’est la même chose. Quand on regarde l’histoire récente de notre pays, ils n’ont pas vraiment tort, même si la gauche a plus protégé les catégories laborieuses que les libéraux qui, eux, ne cessent d’agir pour reprendre par petits bouts, la protection et le progrès social et démocratique si chèrement payé.

 

Puisque les socialistes n’ont pas réussi à le faire, et ont perdu l’espoir de changer le monde, il ne nous reste plus qu’à faire avec ce monde là. C’est cette résignation qui nous pose problème, à nous, et à nos électeurs.

 

La social-démocratie est à réinventer. Si nous ne le faisons pas, elle disparaîtra. Il nous faut trouver un équilibre entre les effets dévastateurs du libéralisme mondialisé devenu, contre notre gré, incontournable, les aspirations au bien- être matériel et culturel et à la sécurité des défavorisés et les problèmes de l’humanité dans son siècle que sont, environnement et climat, surpopulation et nutrition, épuisement des ressources naturelles, développement et pauvreté, allongement de la durée de la vie, conflits ethniques religieux.

 

Cela peut être un immense chantier pour le parti socialiste qui devra pour ce faire passer outre ses rivalités idéologiques et personnelles, ses préoccupations tacticiennes électorales et entrer dans la réalité des luttes du monde d’aujourd’hui.

 

Jean-Pierre Charbonnier 

 

 

 

 

L’enquête publique confirme ce que nous avions exprimé au conseil municipal.

Avis défavorable à l’extension de la carrière de Virlay.

 

Sans reprendre les différents aspects  des arguments défavorables à ce projet, notons tout de même la destruction du milieu naturel et le report sine die de la possibilité d’un circuit pédestre autour du lac.

 

La bonne nouvelle sera confirmée si la préfecture retient les conclusions de l’enquête.

Nous espérons que contrairement à ce qui s’est passé pour l’épandage des boues dans le Cher nord, la voix de la raison sera entendue.

 

JEAN-PIERRE CHARBONNIER


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